Il y a 10 ans, janvier 2016, premier vol de l’Arrano
En 2009, le gouvernement français lance une initiative dite « Investissements d’avenir » associée à un « Grand Emprunt » de 35 milliards d’euros. En réponse, Eurocopter et Turbomeca proposent de développer le successeur du Dauphin sous la forme du X4 motorisé par un nouveau moteur dénommé TM 800. Le projet est accepté et en 2012 les deux sociétés signent le contrat de motorisation de l’hélicoptère dénommé H-160, le moteur prenant le nom d’Arrano. Quatre ans plus tard, le 27 janvier 2016, l’Arrano fait son premier vol sur le H-160.
Il y a 50 ans, février 1976, première rotation de l’Astazou XX turbomoteur
La famille Astazou est la plus importante famille de moteurs Turbomeca/Safran HE en nombre de variantes et d’applications. On compte en effet plus de 200 versions d’Astazou en turbomoteurs, turbopropulseurs, APU, machines industrielles ou turboréacteurs. Par ailleurs, c’est la famille avec le plus grand écart de puissance entre la version la plus petite, l’Astazou I de 440 ch et la plus grosse, l’Astazou XX de 1400 ch. La version turbomoteur de l’Astazou XX est le dernier moteur d’hélicoptère à turbine liée développé par Turbomeca. Elle tourne pour la première fois en février 1976, clôturant une longue histoire commencée avec l’Artouste en 1950.
Il y a 10 ans, mars 2016, signature du contrat Arriel 2L2
En 2015, Airbus Helicopters et l’industriel coréen KAI (Korean Aerospace Industries) signent un accord pour transférer en Corée du Sud la chaine de production de l’EC 155. Cet accord prévoit que KAI puisse développer de nouvelles versions de cet hélicoptère. Ainsi nait le LAH (Light Armed Helicopter) baptisé ensuite LAH-1 Miron. Pour accompagner cette opération, Safran HE et la firme coréenne HTW (Hanwha Tech Win) signent le 22 mars 2016 un accord de licence pour produire localement la version Arriel 2L2 dédiée à ce nouvel hélicoptère.
Il y a 30 ans, avril 1996, disparition de Sonia Meton.
Le samedi 20 avril 1996, dans la soirée, Sonia Meton est retrouvée morte dans le jardin de sa maison à Jupille en Creuse. Agée de 67 ans, elle était PDG de Turbomeca depuis le décès de son père Joseph Szydlowski en 1988 et PDG de SOPARTECH, la holding qui contrôle depuis 1989 le groupe Labinal dans lequel Turbomeca avait été intégrée en 1987. C’est Jean Bernard Cocheteux qui devient alors PDG de Turbomeca tandis que la présidence de SOPARTECH est assurée alternativement par Monique Antiglio et Yves Meton, petits enfants de Joseph Szydlowski.
Il y a 10 ans, mai 2016, Turbomeca devient Safran Helicopter Engines.
Le 19 mai 2016, toutes les sociétés du groupe Safran changent de nom. Le nouveau nom commence par Safran et évoque les productions de la société en question, en anglais évidemment. C’est ainsi que Turbomeca devient Safran Helicopter Engines. Pour marquer ce changement, une opération de remplacement des « tours de cou » permettant de porter son badge est organisée sur tous les sites. Les anciens tours de cou portant la mention Turbomeca sont collectés et sont maintenant exposés à l’espace patrimonial Joseph Szydlowski dans la Villa du site de Bordes.
Il y a 20 ans, juin 2006, l’US Army choisit l’EC-145.
Début 2004, l’US Army lance le programme LUH (Light Utility Helicopter) pour remplacer les Bell UH-1 et OH-58 vieillissants. Bell propose les modèles 210 et 412, Mc Donnel le MD-902 Explorer, Agusta l’AW-139 et Eurocopter l’EC-145. 322 appareils doivent être commandés. L’appareil doit être déjà certifié civil. Le 30 juin 2006, l’US Army livre son verdict : l’EC-145 est choisi. Et avec lui, l’Arriel 1E2 de Turbomeca ! 20 ans plus tard, l’US Army a commandé près de 500 UH-72 Lakota, dénomination de l’EC-145 dans l’armée américaine. C’est le plus gros utilisateur de moteurs Arriel au monde.
Il y a 90 ans, juillet 1936, le compresseur à circulation variable
A l’origine de Turbomeca, il y a un nouveau type de compresseur, le compresseur centrifuge à circulation variable. Démarrés en 1930 par Joseph Szydlowski et André Planiol, les travaux visant à augmenter les performances des compresseurs centrifuges débouchent sur le brevet 820 404 dont la demande est déposée le 16 juillet 1936. Il définit le compresseur centrifuge à circulation variable. Délivré en 1937, il est suivi de deux brevets complémentaires délivrés en 1938. Les essais réussis de ce compresseur entrainent sa commande par le Ministère de l’Air français et la fondation de Turbomeca.